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Réalisateur: Chris Marker

Avec: Hélène Chatelain, Davos Hanich, Jacques Ledoux, William Klein et bien d'autres...

Sortie cinéma: 1962


« La Jetée » de Chris Marker est un court-métrage de 28 minutes en noir et blanc, entièrement constitué de photographies qui présentent des situations, mettant en scène des personnages. Les images sont accompagnées par une voix off qui raconte l’histoire. Si l’on devait résumer ce film en quelques mots, je dirais que c’est une romance impossible sur fond d’apocalypse et de voyage dans le temps. Cependant, ce serait dérisoire de s’en tenir qu’à ces mots pour le définir, tant le film est riche en interprétations et passionnant. C’est pour cela que j’aimerai analyser plus en profondeur cette œuvre en m’attachant aux enjeux du film auxquels j’ai été sensible. Enfin je tenterai de relever les points communs possibles entre « la Jetée » et d’autres œuvres dans l’art, tout en traitant de la thématique de la spirale.

 

I -

          Tout d’abord, attardons nous sur l’aspect strictement formel du film. C’est un « roman-photo », ce qui peut laisser sceptique à première vue car c’est habituellement un genre figé et sans dynamisme, qui occupait la plupart des téléfilms populaires de l’époque. On appréhende donc une succession de photographies désuètes. Avec « la Jetée », Marker réinvente complètement le genre, faisant naitre le dynamisme par le montage, le son et créant du rythme par l’enchainement des plans. De plus, il réussit à tendre sa fiction vers le documentaire avec la voix lourde et posée du narrateur, lorsqu’il raconte les ravages hypothétiques d’une Troisième Guerre Mondiale. Enfin, intéressons nous au(x) genre(s) du film. On pourrait dire que c’est un film d’anticipation car il rend compte d’un avenir redouté marqué par la guerre. Le voyage dans le temps est le maitre mot des films de science fiction. On peut également parler d’un film initiatique qui rendrait compte du chemin que parcourt un homme vers son ultime destination. Et enfin c’est un film fantastique puisqu’il accepte le paradoxe d’un enfant et de son double adulte dans un même espace. Le film est tout cela à la fois, c’est ce qui lui apporte une multiplicité de langages. 

          « La Jetée », c’est avant tout le travail d’un photographe qui se découvre cinéaste, dont les travaux plastiques serviront de support pur à un film. Le médium photographique est l’outil parfait pour conserver la toute puissance d’un sourire, d’un geste ou d’un regard. Le cliché photographique permet de mettre de coté tous les éléments superflus, il fonctionne comme le souvenir qui est partiel, tronqué et sélectif. C’est à mettre en lien avec les rencontres des deux personnages : ceux-ci vivent l’instant présent, éphémère et précieux. « Leur temps se construit simplement autour d’eux, avec pour seul repère, le gout du moment qu’ils vivent. » De plus, le regard du spectateur n’est pas le même si ce film avait été en mouvement. De ce fait, le médium photographique permet également de donner l’essentiel au spectateur qui peut laisser libre cours à son imagination. On est plus enclins à s’attarder sur des détails de l’image, notre œil n’étant pas focalisé sur une action centrale. On peut alors ajouter que les photographies de Marker ne sont pas un simple diaporama car elles sont toutes montées différemment pour souligner une action. Ainsi, la séquence de la promenade des deux héros dans un jardin à Paris constitue des photographies qui s’enchainent dans un même intervalle de temps. Cela à pour effet de poser la scène, de faire ressentir la tranquillité des personnages qui se laissent porter au grès des promenades. En guise d’opposition, on peut parler de la scène finale lorsque l’homme chute au bout de la jetée (26 :13). La chute est étirée en trois images et prend toute sa force grâce à la gestualité exacerbée du corps. On obtient à l’arrivée une sorte de ralenti optique ponctué par des gros plans du visage de la femme, qui rappelle alors le travail de la chronophotographie de Muybridge.

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 Enfin, les mots servent l’image et l’image sert aux mots dans ce film. Je prendrais pour exemple évident le plan qui laisse voir l’image floue d’un aéroport, retravaillée par un effet de filé qui fait trembler l’image (2 :48). Ce cliché est accompagné des mots « brouillée par la peur ». Il est pris du point de vue terrestre, contrairement aux autres images de la jetée vue de haut. C’est en cela que c’est peut être la dernière image que voit l’homme avant de mourir… 

          Qu’elles sont les figures symboliques qui jalonnent le récit ? Parlons à présent de celle évidente de la femme, dont la présence sert littéralement de port d’attache à l’homme, d’image mentale à laquelle se raccrocher. L’homme court après l’image qui a marqué son passé. En tentant de la reconstituer, il va en tomber amoureux. Le visage doux et plein de tendresse de la femme est omniprésent pendant tout le film. Le gros plan de son visage est l’image qui apparaît le plus, dont on se sent proche. Il est quasi surnaturel, surtout pendant la dernière scène car il est à la fois souvenir et réalité présente (« Rien ne distingue les souvenirs des autres moments : ce n’est que plus tard… »). Quelle est donc la valeur de réalité qu’il convient de lui accorder ? (« Ce visage, il se demanda longtemps si il l’avait vraiment vu, ou si il avait créé ce moment de douceur pour étayer le moment de folie qui allait venir ») On flirte avec le réel et l’imaginaire. Ces deux notions se confondent et constituent les souvenirs vécus ou rêvés du héros, de ce véritable « puzzle visuel » dont le visage de la femme est la pièce maitresse.  

 Une autre figure moins évidente apparaît à nos yeux après plusieurs visionnages. Celle de l’oiseau, représentée de diverses manières, à la fois visuelles et sonores. Elles sont symboles de l’envol, du voyage exceptionnel de l’homme mais également de sa mort, de son passage entre terre et ciel. On peut dire que la figure de l’oiseau sert ici d’annonce mortifère dont les échos visuels et sonores s’ordonnent en un schéma de la fatalité qui trouve son point de chute avec la dernière scène. Je m’explique aux travers de plusieurs exemples. Il plane déjà sur le film une sorte de gravité due notamment au noir et blanc surexposé qui creuse fortement les visages.

 L’image ci dessous montre les effets des forts contrastes noirs blancs lorsqu’ils sont poussés à l’extrême. La technique du fondu enchaîné permet de faire se mélanger deux images, en créant ainsi une nouvelle, ici visuellement pleine de sens.  

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(5 :51) Le visage du fou pris en gros plan qui regarde hors champ s’estompe peu à peu grâce au fondu enchaîné, son regard disparaît laissant place à deux trous béants. Il devient crâne et annonce la mort dans toute sa puissance. L’arrière plan de cette image est également porteur de sens car elle montre les sentiers souterrains appelés les « camps » (allusion à la Seconde Guerre), lieu où sévissent les pires expériences sous prétexte de survivre. Parlons également d’un cliché à la 15ème minute  (voir images ci-dessous) pris dans un angle étrange, ce qui n’est pas anodin. Ici, c’est aussi par la technique du fondu enchainé qu’apparaît une autre image, quasi abstraite d’une forme d’un oiseau aux ailes blanches déployées. De cette première impression suit le besoin d’identifier l’image, que l’on comprend être celle de l’homme couché et masqué dont on voit le haut du crâne. Cette image est appuyée par le texte « et il retombe à bout de force ». Ainsi, cet oiseau aux grandes ailes rappelle le corps désarticulé de l’homme dans la dernière scène et le texte appuie cette image de chute.

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Ensuite, une des scènes les plus discrètes mais des plus intéressantes est la seule en mouvement. Elle ne dure que quelques secondes, si bien qu’on aperçoit difficilement le mouvement secret de la respiration et des faibles battements des cils. Le cinéaste a voulu accentuer son intimité, capter le souffle de vie. Elle est à mon sens charnière car constitue l’apogée du désir amoureux. Partant du silence des piaillements se font plus intenses lorsque les photographies défilent pour atteindre sa puissance la plus assourdissante sur le plan en mouvement. Ces piaillements fonctionnent comme une menace sonore qui plane sur le couple.

Les clichés au musée d’histoire naturelle transmettent également un sentiment de tranquillité, de douceur apparente. La figure de l’oiseau y est cependant physiquement représentée par des corps sans vie, qui surplombent littéralement les deux personnages comme l’épée de Damoclès. Il est ici synonyme de mort. D’ailleurs la musique répétitive et lancinante, participe à ce climat d’inquiétude.

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Ensuite, la chute de l’homme dans la dernière scène rappelle la chute d’Icare : son envie d’atteindre l’inaccessible c’est à dire de retrouver l’image de son passé. De rentrer en contact avec elle pour faire fusionner l’impossible : à la fois le passé, le présent, le souvenir et le rêve. Cela fait de cet homme une espèce d’héros mystique.

 

Quand est-il de lieu de l’action principale, celui où sont concentrés les souvenirs les plus marquants de l’homme ? Il est évident que le choix du lieu n’a pas été gratuit : quelles peuvent être ses symboliques ? Dès la première image du générique, on plante le décor, là où va se jouer le destin du héros (images ci-dessous). C’est d’abord un gros plan sur le lieu précis de la jetée où l’on distingue deux silhouettes, puis par un zoom arrière le décor d’Orly est découvert, joint par des sons d’avions en vol. 

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Là encore, on retrouve la figure de l’oiseau avec cet avion. L’image ci-dessus fonctionne tel un signal comme le moment qui marquera à jamais l’homme. Le lieu de la jetée, quand à lui, est géométrique, plane et tire visuellement un trait entre l’homme et la femme, objet de tous les désirs. Ce lieu devient alors métaphore visuelle du laps de temps étiré où tout bascule.

 

II -

          Pour entamer le thème de la temporalité dans le film, je me baserais tout d’abord sur la bande / son et les bruitages. On constate de prime abord un minimalisme sonore qui vise une très grande efficacité. Chaque son et bruitage à son propre rôle et c’est ce que l’on verra dans cette partie de l’analyse. Tout d’abord le narrateur, véritable guide de l’histoire, se révèle être omniscient : il connaît les faits, le dénouement tragique. Sa voix lourde ponctue avec gravité la série de photographies à la 10ème minute : « un matin du temps de paix / (…)  / de vrais enfants / de vrais oiseaux ».

 

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Le deuxième son qui dynamise le récit est celui de battements de cœurs qui inscrit l’homme dans l’instant présent : il a peur ou s’inquiète de plus en plus. La musique est quand à elle lancinante, posée mais l’on sent une tension. Les chœurs qui accompagnent le prologue et les images de ruines du début du film, lyriques et tragiques, créent une boucle sonore car ils l’ouvrent et le ferment. Lors de la dernière scène et le corps sans vie est étendu par terre : tandis que le narrateur finit sa phrase par le mot « mort » les chœurs reprennent de plus belle sur un fondu enchaîné sur fond noir. C’est le néant.


          Autres indices temporels : les dates énoncées par le narrateur tout au long du récit. Elles servent au spectateur, lui donnant des repères dans le présent : « au dixième jour d’expérience, des images commencèrent, sourdes, comme des aveux » (10 : 23) ou encore « au seizième jour, il est sur la jetée » (11ème min). Elles fonctionnent comme dans un journal de bord.

Les deux personnages se rencontrent alors dans « un musée plein de bêtes éternelles ». Ces animaux sont comme les statues grecques (11 :35) tirées des souvenirs de l’homme : ce sont les vestiges d’un temps passé, mais elles représentent l’immuable.

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Il y a une corrélation entre ces figures divines et nos héros. Tout d’abord, Les images du visage de la femme désirée précèdent celles de sculptures de corps féminins. Le spectateur associe ces deux types d’image et la figure féminine s’en trouve alors auréolée d’une aura divine. De plus, la dernière image de cette série de sculptures est celle du visage d’un homme qui regarde hors champs et ici encore, le fondu enchaîné prend toute sa signification : le héros de cette histoire prend figure de martyre.

Comme dans « Hiroshima mon amour » de Resnais - les amants sont appelés « ELLE» et « LUI » dans le script original de Duras - les personnages du film « la Jetée » n’ont pas de nom. Ils s’opposent alors aux hommes qualifiés de « scientifiques » au début du film. Seulement désignés par les noms communs « la femme » et « l’homme » par le narrateur, ils semblent seuls au monde. L’Homme et la Femme deviennent deux figures mythiques comme Adam et Ève, essayant de vivre leur amour fondé sur un interdit : les êtres du passé et ceux du présent ne peuvent pas coexister.

Enfin, ce film pourrait passer pour un conte moderne dont la conclusion et morale tient en une phrase: « il comprit qu’on ne s’évadait pas du temps et que cet instant qui lui avait été donné de voir enfant et qui n’avait pas cesser de l’obséder, c’était celui de sa propre mort » On se questionne alors quand à l’identité du personnage qui met fin aux jours de l’homme : personnage externe au récit jusqu'alors, il acquiert la même omniscience que le narrateur et celle du spectateur qui pressent la chute. Le film est-il une métaphore du pouvoir du temps sur nos vies, de notre quête perpétuelle pour revivre ce qu’on a vécut et perdu à jamais ? On pourrait parler de l’envie de se libérer du flux incessant des choses par le vouloir de l’éternel retour. Rien ne sert de vouloir échapper à son destin, il finit irrémédiablement à nous rattraper. C’est le cas du héros de « la Jetée ».

 

Chris Marker est un auteur qui sans cesse se réfère au passé, aux mémoires collectives et individuelles. Hanté par la guerre, il nous propose de prendre part à de petites histoires sur fond de grande Histoire : « la Jetée » est d’abord une romance très forte entre deux personnages mais c’est aussi avec le prologue une série de photographies de la Seconde Guerre (ruines, villes rasées) montrées comme des images d’une hypothétique Troisième Guerre Mondiale.

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Autre exemple celui du choix plutôt étrange de la langue allemande pour les dirigeants du camp. Ce pourrait être une résonnance avec l’époque de l’Occupation (Marker était un fervent résistant).

En 1962, date de la sortie du film, le monde vit une période de danger extrême et le risque de guerre atomique est même évoqué en raison de la crise de Cuba. Avec son ami Alain Resnais, Marker écrit des films dont le maître mot est le travail de mémoire par la fiction. Concrètement, on tend ainsi à faire revivre par le médium vidéo les atrocités de la guerre dans le but de ne pas oublier, de créer de la mémoire tout en questionnant le présent. Dans « la Jetée » le procédé n’est pas très poussé tant le réseau d’images-souvenirs propre au héros - tendres, emprunts d’une étrange nostalgie – est puissant et omniprésent. Il s’oppose cependant à la désolation, aux ruines laissées par la race humaine dans la série de photographies précédemment évoquée.

 

Désormais, j’aimerais dresser les points communs entre « La Jetée » et « Hiroshima mon amour » de Alain Resnais en ce qui concerne le traitement de la mémoire.

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Pour ce faire, je vais m’attarder précisément sur le générique de début du film dont les images si dessus en donne un aperçu. Pour résumer, le film commence par quatre gros plans successifs de deux corps qui s’enlacent. Ces corps passent par quatre états différents : d’abord ils sont enduis de cendre, puis la cendre devient éclatante comme de la roche, ensuite la roche semble avoir fondu laissant une fine buée et enfin la buée devient gouttes / sueur. Les corps qui s’enlacent rappellent les corps soumis à la déflagration de la bombe d’Hiroshima. On veut montrer l’impact émotionnel de la bombe atomique sur les consciences collectives, le pouvoir traumatisant de la grande Histoire sur la petite.

De plus, l’héroïne sans nom du film vit une histoire d’amour et se retrouve ainsi confrontée à un écho du temps, celui de sa propre histoire. Tout est amené à revenir une seconde fois. Il en va de même pour la grande Histoire :

« Écoute moi je sais encore. Ca recommencera (…) il ya aura 10 mille soleils (…) une ville entière sera soulevée de terre et retombera en cendres » nous dit le personnage féminin du film.

Dans « la Jetée », cette image du « serpent qui se mord la queue » est également présente, puisqu’il y a collision entre le temps passé (l’enfant qui voit sa propre mort) et le temps présent (l’enfant adulte) dans un seul et même espace temporel. Dans les films comme « la Jetée », « Vertigo » ou encore «  Hiroshima mon amour », le temps est montré comme cyclique, répétitif : le film peut lui même créé une boucle c’est à dire que sa première situation suit directement la dernière situation du film (le cas de « la Jetée ») ou bien ce sont les acteurs même du film qui revivent leur passé pour diverses raisons (une affaire amoureuse qui en rappelle une autre dans « Hiroshima mon amour » , le choc d’une image de l’enfance pour « la Jetée »).

 

III -

          Pour conclure cette analyse sur « la Jetée » je parlerai de deux œuvres dans l’art qui se rapprochent de la thématique de la spirale esquissée dans le paragraphe précédent.

« Vertigo ou Sueurs froides (en français) » d’Alfred Hitchcock en 1958 tout d’abord, parce que c’est l’œuvre cinématographique maitresse qui a inspirée « la Jetée ». Pour résumer brièvement ce film : c’est l’histoire d’un homme qui est hanté par l’amour qu’il a perdu et qu’il veut retrouver coûte que coûte. On peut parler d’obsession du souvenir, le besoin vital de le faire revivre : l’homme de « la jeté » voulant revoir la femme de ses souvenirs et Scottie dans « Vertigo », cherchant à recréer le souvenir de son amour au travers d’une autre femme.

Dans « Sueurs froides » de Alfred Hitchcock (58) la spirale apparaît de façon à la fois visuelle et métaphorique.

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Les symboles visuels de la spirale, du cercle qui apparaissent dans le film sont le chignon, les pupilles du générique qui découvrent une spirale, la coupe de séquoia (séquence reprise dans le film « la Jetée »). Dans « Vertigo », la spirale peut également être assimilée au vertige dont souffre le héros.

Le film, comme dans « la Jetée » d’ailleurs, traitent des fantômes du passé comme hantise, du besoin de revivre ses souvenirs. Scottie Ferguson, héros de « Vertigo » tentera en vain de renouer avec le passé, mais il sera pris dans le vertige du temps.

De plus, nous pouvons parler de l’œuvre de Robert Smithson, « The Spiral Jetty » (1970). Avec ce travail, c’est la volonté d’un homme de laisser son empreinte immuable dans la nature. Il s’approprie le symbole universel de la temporalité qui représente la permanence de l’être à travers les changements.

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Pour en rester au cas du film « la Jetée », comme la spirale qui est formée « d’une ligne sans fin qui relie incessamment les deux extrémités du devenir : naissance et mort » (Dictionnaire des symboles, voir chapitre Bibliographie), ce dernier fait relier enfance, vie adulte et mort. Et lorsque l’homme meurt sur la jetée c’est à la fois la fin de son histoire et son commencement.

Madame Colette