bus

Réalisateur : Christopher Thompson

Avec : Marc-André Grondin, Elsa Sednaoui, Arthur Dupont,  Géraldine Pailhas et bien d'autres.

Sortie cinéma : 17 mars 2010

 

Cette revue de Bus Palladium sera courte, tout simplement parce qu'il n'y a pas beaucoup de choses à dire sur Bus Palladium. C'est l'histoire d'une bande de potes qui ont fondé un groupe de rock, "Lust", et de leur succès relatif. Le début du film s'attache à nous montrer qu'ils sont tous super copains, surtout, comme par hasard, le chanteur et le guitariste (c'est bien connu que les autres membres d'un groupe de rock ne servent à rien et ne sont pas dignes d'avoir des personnages un tant soit peu développés). Malheureusment, la suite montrera surtout que le chanteur et le guitariste sont tellement potes que l'arrivée d'une groupie aux boots cloutées suffit à les faire se taper dessus. Ce qui ne serait pas un problème en soi si l'on avait pas déjà vu ça cent fois, et mieux fait. Le film se donne un mal de chien pour nous faire comprendre à quel point ces apprentis rockeurs bouclés et/ou à mèche sont cool et attachants, mais malgré toute la spontanéité des acteurs (qui sont impeccables), ça ne fonctionne pas parce que les ficelles sont transparentes : "Regarde spectateur, il déclame du rock and roll sur les toits de Paris mais après il rigole, il se prend pas au sérieux tavu". Deux autres points faibles : les personnages féminins n'ont aucune consistance (même la """femme fatale""") et il ne se passe pas grand-chose, ce qui fait qu'on s'ennuie quand même pas mal.

Par ailleurs, il nous est dit que le film se passe dans les années 80. Ah bon. Alors certes je n'étais pas là, mais je peux quand même dire que la reconstitution est MAUVAISE. Oui, en majuscules. C'est-à-ce point. Non monsieur le réalisateur, mettre une BO des années 80 (et encore), des cabines téléphoniques et télescoper une scène de service militaire qui ne sert à rien ça ne suffit pas pour s'ancrer dans une époque. Au moins faire l'effort de ne pas inclure des néologismes du style 'espèce de looser' dans les dialogues ça aurait été pas mal. Et virer la costumière, qui n'a à priori aucune idée de ce qui se portait dans les années 80. En fait la seule référence pseudo-eighties du film c'est la musique du groupe (et encore, là aussi). Musique qui n'a rien d'extraordinaire, et qui finit par taper sur les nerfs vu que leur chanson-phare revient environ 18646 fois au cours du film (et pourtant, une heure après le visionnage, je n'arrive plus à me souvenir du titre, ce qui veut sans doute dire quelque chose).

Un film à oublier aussi rapidement que Philippe Manoeuvre a encaissé son chèque pour ses trois minutes de caméo.